Heinrich Heine: fulgurances
Heinrich Heine, le piéton de Paris avant l'heure, nous y revenons souvent. Pas de poème aujourd’hui, mais quelques notes fulgurantes sur ses congénères. A commencer par l’oiseleur...
Il est des gens qui sont persuadés de très bien connaître les oiseaux, parce qu’ils ont vu l’œuf d’où ils sont sortis.
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X. est plus un ami des pensées que des hommes. Il a quelque chose d’Abélard – a-t-il trouvé son Héloïse?
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Ma mère raconte que pendant sa grossesse elle a vu, dans un verger du voisinage, une pomme qu’elle n’a pas voulu cueillir, pour ne pas faire de son enfant un voleur. Tout au long de ma vie, j’ai gardé un désir secret pour les belles pommes, mais intimement lié au respect de la propriété d’autrui et au dégoût du vol.
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Chaque homme qui se marie est comme le Doge de Venise qui se fiance à l’Adriatique. Il ne sait pas ce qui se cache dans ce qu’il épouse: des trésors, des perles, des monstres, des tempêtes inconnues.
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Elle écrivait des lettres anonymes qu’elle signait: une belle âme.
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Il a porté l’ignorance à son plus haut niveau.
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Des sages pensent les idées nouvelles, et les fous les répandent.
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Les rochers, moins durs que les cœurs des hommes que j’ai suppliés en vain, s’ouvrent. Et la source apaisante s’en écoule.
Antoine Mack (pour la traduction)
