26 août 2010

Heinrich Heine: fulgurances

Heinrich Heine, le piéton de Paris avant l'heure, nous y revenons souvent. Pas de poème aujourd’hui, mais quelques notes fulgurantes sur ses congénères. A commencer par l’oiseleur... Il est des gens qui sont persuadés de très bien connaître les oiseaux, parce qu’ils ont vu l’œuf d’où ils sont sortis. OOO X. est plus un ami des pensées que des hommes. Il a quelque chose d’Abélard – a-t-il trouvé son Héloïse? OOO Ma mère raconte que pendant sa grossesse elle a vu, dans un verger du voisinage, une pomme qu’elle n’a pas voulu... [Lire la suite]
Posté par Oiseleur à 16:32 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
Tags :

19 juillet 2010

La peur (Hermann Schmitz)

Hermann (Harry) Schmitz, est né en 1880 à Düsseldorf. Fils maladif d’un directeur d’usine, il interrompt ses études, dès l’âge de 18 ans, pour aller en Corse soigner une tuberculose. Un an plus tard, alors qu’il n’est pas guéri, il revient en Allemagne et son père l’incite à entreprendre une carrière commerciale. En même temps, il se met à écrire alors des contes, des poèmes et des pièces courtes qui paraissent dans des journaux et dans des revues satiriques, telles que le célèbre Simplicissimus. Il lui arrive aussi de présenter... [Lire la suite]
Posté par Oiseleur à 16:45 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : ,
07 juillet 2010

Histoire de deux grenouilles

  Aviez-vous appris qu’en Inde, jadis, Barun (beau nom qui désigne le vent) et Bijuli (joli nom qui signifie le tonnerre) ont été mariés en grande pompe pour convaincre  Barun Devata, le dieu de la pluie, d’ouvrir enfin les écluses célestes restées désespérément fermées depuis de longues semaines? Les jeunes héroïnes de cette fête, deux grenouilles vertes, sont allées passer leur lune de miel dans une mare des environs du village où fut fêtée leur union, désireuses d’y accomplir leur mission en croassant des prières à... [Lire la suite]
Posté par Oiseleur à 18:08 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : ,
22 juin 2010

Contes sportifs (Ödön von Horvath)

Ödön von Horvath, l’auteur des Légendes de la forêt viennoise, dont nous avons lu, l’an dernier à pareille époque, le beau poème Dors, ma petite fiancée, a fait des sports en vogue de l’entre-deux guerres (ski, boxe, régates, etc.) le thème d’un livre de contes plutôt drolatiques. En voici trois exemples.   Les Barques, régates à Argenteuil - Claude Monet (1874) Régates Mille pavillons flottent dans le vent. Régatati, régatata. Dans une centaine de voiles crache le vent: houououou... L’un est premier, l’autre est... [Lire la suite]
Posté par Oiseleur à 20:18 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags :
06 juin 2010

Grotesques

Les mouettes ont toutes l'air de s’appeler Emma. Ces mots ne sont pas de moi, vous vous en doutiez déjà. Je n’ai pas assez d’imagination pour ça... L’auteur de cette judicieuse constatation a fait de sérieuses études d’économie sociale et de droit, puis de philosophie et d’histoire de l’art. Plus tard, une profonde crise personnelle l’a amené à se tourner vers Nietzsche, Kierkegaard et Maître Eckart. Son œuvre lyrique devint alors très sérieuse, au point que l’on a pu parler, à son propos, de philosophie en vers! Né... [Lire la suite]
Posté par Oiseleur à 22:04 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags :
19 mai 2010

Mon jardin n’a besoin...

  Iris germanica Revenons à Stefan George (1868-1933), important poète lyrique de l’école néo-romantique allemande, dont nous avons déjà lu Voyez les oiseaux début décembre 2009. Grand voyageur à travers l’Europe, Stefan George a rencontré Verlaine, Mallarmé, Rodin, entre autres, lors d’un séjour d’études à Paris. De 1900 jusqu’à sa mort, il a mené sa vie selon des règles de conduite très sévères, s’appuyant sur l’amitié d’hommes d’une élite européenne dont il  partageait les idées.  Loin de celles des nouveaux... [Lire la suite]
Posté par Oiseleur à 17:12 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags :

29 avril 2010

Amour courtois

Le texte qui suit n’est pas exactement une traduction. Il s’inspire librement d’un poème de Ludwig Uhland écrit en 1811 et probablement suggéré à l’auteur par la littérature courtoise française, pendant un séjour d’études à Paris (1810-1811). Préromantique? Uhland a été longtemps professeur à Tübingen où il est né en 1787 et mort en 1862.   Le chevalier de la nuit Sur des accords de guitare, un chant Rompt le silence de la nuit sans lune. Un homme est venu sous mon balcon. Ses mots courtois sont montés vers moi. De... [Lire la suite]
Posté par Oiseleur à 19:46 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags :
18 mars 2010

Jeunes chevaux

Ron Kimball - Wild  horses Connais-tu les prairies fleuries Où l’on fait entrer le troupeau Qui court, la bouche ouverte au vent? Jeunes chevaux! Jeunes chevaux!   Par-dessus les fossés et les chaumes Et le long des haies de rouge-épine Vole le trot des couples ombrageux, Des pommelés, des gris, des bais, des rouans.   Aux jeunes et blancs matins d’été Qui se sont envolés, ils ont henni. Le nuage a jeté la foudre. Remplis de peur, Ils ont pris la fuite; ils galopaient.   Leurs naseaux gris... [Lire la suite]
Posté par Oiseleur à 14:30 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags :
10 mars 2010

Une femme

Femme nue, assise, accoudée sur un coussin, riant (Rembrandt) Il arrivait au romantique Heinrich Heine, dont les joues ruisselaient si souvent de larmes et dont le cœur saignait facilement pour de tendres et jeunes Liebchen, de s’égarer dans des genres moins sérieux, le temps d’écrire l’un ou l’autre poème. Que pensez-vous de celui-là? Antoine Mack Ils s’aimaient si tendrement, tous les deux...Elle était friponne, il était voleur.Quand il s’adonnait à des tours de vaurien,Elle se jetait sur le lit et riait. ... [Lire la suite]
Posté par Oiseleur à 21:52 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags :
10 février 2010

Georg Trakl – Trois poèmes

Voici trois poèmes de Georg Trakl, auteur autrichien dont nous avons déjà lu Près du marais.  Juste pour accompagner la grisaille des jours d’un hiver qui n’en finit pas... Soyez indulgents pour la traduction. Antoine MackA l’est Aux orgues sauvages de la tempête d’hiverRessemble la sombre colère du peuple.Houle purpurine de la bataille que livrentDes étoiles dépouillées de leurs feuilles. Sourcils brisés, de ses bras d’argent,La nuit fait signe à des soldats mourants.Dans l’ombre du chêne automnalGémissent les esprits des... [Lire la suite]
Posté par Oiseleur à 15:18 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
Tags : ,