Un oiseau s’envole...
C’était l’un des hôtes préférés de l’oiseleur.
Il avait pris son nom de Loriot parce que, livrée d’or, ailes et queue noires, la belle image du passériforme apparaissait sur ses armoiries familiales. En réalité, il répondait aux noms de Bernhard-Viktor Christof-Karl von Bülow (en abrégé, Vicco von Bülow). Chez lui, près du lac de Starnberg, pas très loin de Münich, il vient de s’envoler, le 22 août, au paradis des beaux oiseaux. A 87 ans.
Observateur plein de finesse des choses de la vie, humoriste profond, il était devenu un classique, depuis longtemps, dit aujourd'hui de lui la Chancelière Angela Merckel.
Ecrivain, dessinateur, caricaturiste, auteur de nombreuses émissions de télévision à grand succès, intellectuellement Loriot volait haut. Pour les béotiens de la petite bourgeoisie allemande, il avait le bec dur. Avec des dessins pleins d’humour où des hommes assis face à face se disaient de pitoyables vérités sans jamais s’écouter, il savait taper juste, il savait faire rire... et faire rire jaune souvent.
On t’aimait bien, pour cela. Tschüss, joyeux compère! A bientôt!
Antoine Mack
Commentaires sur Un oiseau s’envole...
Si te tels oiseaux s'y rendent, nous nous y rendront un jour avec l'espoir secret de pouvoir alors savourer le plaisir de les y côtoyer...
... et rire alors, chère Martinke, pendant une éternité! En évitant "an sich vorbeizureden", surtout.
Alors ciao, Loriot ! On se retrouvera un jour ou l'autre au paradis des oiseaux... Je serai en mésange, vous me reconnaîtrez facilement. Et j'arriverai probablement entourée d'une nuée de mes amis: chouettes, corneilles, martinets et moineaux....
Les lunettes tombent un peu vers la droite; le sourire redresse les lèvres sur la gauche... Quand Loriot les regardait comme ça, ses compatriotes pouvaient s'attendre au pire. (Regardez l'expression du dessin!) Moi, je buvais du petit lait, chère belle lurette.
Merde, tu fais chier, l'Oiseleur, tu nous avais si tant apprivoisés... et voilà que c'est toi qui t'envoles et nous quittes !
Sache-le: on t'aime, on t'a aimé... et tu ne nous empêcheras pas de continuer à le faire.
Je suis trop triste l'ami pour te dire à quel point...
Il y avait une histoire avec du mimosa, que j'avais promis d'envoyer en ce début d'année. Et puisque ni la boite mail ni celle du facteur ne pourront en être le receptacle, et que l'oiseleur vole au delà où volent les oiseaux, je dis à l'arbre paré de jaune dans mon jardin, qu'il faut que ses senteurs s'envolent plus haut que les nuages, que le vent et le ciel. Pour enivrer tous les amis qui peuplent nos mémoires de tout les belles avontures restes en suspend. Vole, vole l'oiserleur. Leger comme le fut ta plume.
Oui, vole, Tony, de ces coups d'ailes faits d'amitié et de partage dont tu avais le secret.
je suis venue…
te dire
tu nous…
à nous tous…
…clandestine, escrivette, monolykos, grèbe huppée, moi-même, et j'en ai peut-être oublié…
Merci, cher ami lointain et proche
bon, Tony, c'est fini les conneries, maintenant, reviens !!!
...qui revient trop tard dans la belle cage de Tony L'oiseleur.
Mais je n'ai pas oublié et j'espère bien que là tu es parti Tony, tu ris pour l'éternité avec la belle marquise que ta plume faisait surgir à chaque changement d'heure (sur Mediapart, autrefois)
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