Loriot

C’était l’un des hôtes préférés de l’oiseleur.

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Il avait pris son nom de Loriot parce que, livrée d’or, ailes et queue noires, la belle image du passériforme apparaissait sur ses armoiries familiales. En réalité, il répondait aux noms de Bernhard-Viktor Christof-Karl von Bülow (en abrégé, Vicco von Bülow). Chez lui, près du lac de Starnberg, pas très loin de Münich, il vient de s’envoler, le 22 août, au paradis des beaux oiseaux. A 87 ans.


Observateur plein de finesse des choses de la vie, humoriste profond, il était devenu un classique, depuis longtemps, dit aujourd'hui de lui la Chancelière Angela Merckel.


Ecrivain, dessinateur, caricaturiste, auteur de nombreuses émissions de télévision à grand succès, intellectuellement Loriot volait haut. Pour les béotiens de la petite bourgeoisie allemande, il avait le bec dur. Avec des dessins pleins d’humour où des hommes assis face à face se disaient de pitoyables vérités sans jamais s’écouter, il savait taper juste, il savait faire rire... et faire rire jaune souvent.


On t’aimait bien, pour cela. Tschüss, joyeux compère! A bientôt!


Antoine Mack