petit_bal

Mes pieds avaient bonne mine, ce matin. Les bals, petits bals, ne les sollicitent plus les jours commémoratifs de grandes révolutions... et d’ailleurs, hier soir, il pleuvait encore à seaux. Foutu mois de juillet!

Hier, ils étaient fatigués d’avoir marché par les bois, derrière chez nous. Vers minuit, les contemplant, je les ai trouvés bien gonflés, du bas des mollets jusqu’aux orteils. Dans ces cas-là, me dit la pharmacienne, asseyez-vous au bord de la baignoire, jambes à l’intérieur, et douchez-les d’un fort jet d’eau froide, assez longtemps.

J’ai suivi ce conseil. Et voilà pourquoi, au soleil levant, j’ai pu leur offrir, à mes pieds, une nouvelle promenade de plus d’une heure, à vive allure.

Quand je suis rentré réveiller ma douce moitié qui, comme Brassens, le jour du quatorze juillet, reste dans (son) lit douillet, elle a jeté un coup d'œil sur mes extrémités et m’a dit avec un sourire entendu: Tiens, t’as plus les chevilles enflées, aujourd’hui, modeste enfant de la Patrie?

Antoine Mack