printemps03


Une neige vient de tomber,
Car il n’est pas encore venu le temps
Que de toutes les fleurettes
Que de toutes les fleurettes
Notre vue soit réjouie.

La vue du soleil nous égare,
Ses doux rayons sont trompeurs,
Même l’hirondelle est menteuse
Même l’hirondelle est menteuse.
Et pourquoi ? Elle vient seule.

Dois-je me réjouir, solitaire,
Même si le printemps approche ?
Mais si nous venons à deux
Mais si nous venons à deux
Déjà l’été sera là.

Johann Wolfgang von Gœthe

Traduction : Antoine Mack